Bion catastrophe psychique

 

« En résumé, l’analyste qui soigne un patient apparemment névrosé doit être conscient qu’une réponse thérapeutique négative, s’ajoutant à l’apparition de références éparses, sans relation entre elles, à la curiosité, à l’arrogance et à la stupidité, est le signe qu’il est en présence d’une catastrophe psychologique à laquelle il devra faire face. »

« (…) Durant cette phase de l’analyse, le transfert présenta, en plus des traits sur lesquels j’ai déjà attiré l’attention dans de précédents articles, la particularité d’être un transfert à l’analyste en tant qu’analyste. L’un des traits caractéristiques de ce transfert est que l’analyste (et le patient, dans la mesure où il s’identifie à l’analyste) y apparaît tour à tour comme aveugle, stupide, suicidaire, curieux et arrogant. J’aurai à revenir sur les qualités de l’arrogance. Je dois souligner que le patient, à ce stade, semble n’avoir d’autre problème que celui de l’existence même de l’analyste. Plus, le spectacle qui s’offre à l’analyste n’est pas sans rappeler, pour reprendre l’analogie de Freud, celui de l’archéologue qui découvre sur son terrain les traces non pas tant d’une civilisation primitive que d’une catastrophe. »

W.R. Bion, Réflexion faite, PUF, 1967, p.98.

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