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Samedi Zoom du Groupemed SPP – 8 juin 2024

8 juin de 14 h 30 min à 17 h 30 min

15€

LES SAMEDIS ZOOM DU GROUPE MEDITERRANEEN DE LA SPP

MARTINE GIRARD

“Penser avec Winnicott les dispositifs en psychiatrie et le (re)lire à la lumière de la clinique institutionnelle des psychoses”

Le samedi 08 juin 2024 à 14h30

Programme :

14h30-14h45: Accueil par Alain FONDACCI, Président du Groupe Méditerranéen de la SPP

14h45-15h45 : Conférence de Martine GIRARD

15h45-16h00 : Discussion Michel PICCO

16h00-17h15 : Discussion avec la salle

Argument :

Ce titre ancré dans la psychiatrie institutionnelle propose de penser les soins psychiatriques aux patients psychotiques et leurs dispositifs au plus près d’un lieu et d’un contexte qui furent ceux de ma pratique : service d’hospitalisation temps plein et/ou hôpital de nuit/hôpital de jour en CHU. Penser avec la psychanalyse dans la continuité d’une première publication :

« Penser avec Winnicott » (1991). Mais il s’agira aussi, en retour, de relire Winnicott à la lumière de cette pratique, et pas seulement depuis l’intérieur de l’espace analytique (De psychiatrie en psychanalyse avec Winnicott, 2017). Un double mouvement qui ne cesse de vivifier le travail : interroger la nécessité avec certains patients de se donner le temps et les moyens de border une position d’écoute et examiner au plan théorique les bordures de la métapsychologie freudienne.

En effet, par rapport au thème « L’espace interne, l’espace psychique », Freud le premier nous indique que le conflit inaugural dans les psychoses n’est pas intrapsychique mais entre moi et réalité, moi et monde extérieur (1924b). Et pour Winnicott le défaut de relation avec la réalité extérieure « constitue presque tout le problème » des psychoses (1945). Nous partons donc de ce qui du pulsionnel extradé hors psyché est en quelque sorte jeté dans l’espace public et fait que les patients « “se retrouvent” à l’hôpital », comme ils le disent. Et de la confrontation entre leur absence de demande manifeste de soins et le désir des soignants de les guérir, malentendu surmultiplié par la dimension collective du travail. Ce qui n’exclut pas, bien au contraire, de penser psychanalytiquement, collectivement et en premier lieu, ce que nous nous leur proposons. Une organisation instituée où plusieurs sont nécessaires et qui, par ce travail de penser, se doublera d’un espace psychique collectif, circonscrit et identifié, susceptible de soutenir, au cas par cas, la construction topique d’un espace d’arrière-plan comme matrice du transfert et d’une parole adressée. C’est dire la fécondité pour la conceptualisation de ces soins au long cours de certaines notions winnicottiennes à commencer par le care/cure ou « la rencontre de la fiabilité avec la dépendance », mais aussi « la haine dans le contre-transfert » au regard des bonnes intentions soignantes ; l’écart et l’articulation entre fonction environnementale en référence au holding – qui n’est pas le cadre mais sa condition –, et fonction objectale ou entre « relation au moi » et « relation au ça », dans la continuité de la « double dépendance » de l’infant-in-care et de ses conséquences métapsychologiques : décondensation de l’objet primaire et articulation de deux paradigmes le précoce (early) et le profond (deep), etc. … Autant d’appuis, parmi bien d’autres encore, permettant de regarder depuis la psychiatrie les différents feuillets du cadre habituellement silencieux de la cure et d’en déployer la pertinence du côté d’un prendre soin qui reste ouverture à la subjectivation.

 

Martine Girard est psychiatre des hôpitaux honoraire au CHU de Toulouse, ancien chef de clinique des universités, psychanalyste membre de la SPP. Elle a contribué à créer et a dirigé l’Unité de soins ambulatoires du Service de psychiatrie, psychothérapies et art-thérapie du CHU de Toulouse. Cette pratique articulée à une lecture de Winnicott a fait l’objet de nombreux articles et de deux ouvrages : L’accueil en pratique institutionnelle (Nîmes, Champ social, 2006), De psychiatrie en psychanalyse avec Winnicott (Nîmes, Champ social, 2017). Dernières publications sur Winnicott : « Pour un usage pondéré de ″La crainte de l’effondrement″ », Débats (2021) Planète en détresse : 63-80 (dir. Dominique Bourdin, Dominique Tabone Weil), Paris, Puf ; « Le temps, c’est les autres », Psychanalyse et Psychose (2022) 22, Temps et temporalité : 59-76 ; « Notes sur la tâche de désillusionnement », Débats (2023) Désillusion : 33-45 (dir. Dominique Bourdin, Françoise Cointot, Anne Trilly), Paris, Puf. Martine Girard est lauréate du 60ème prix Maurice Bouvet en 2022.

Inscriptions :

  • Tarif : 15 euros
  • Gratuit pour les étudiants et chômeurs (sur justificatif) et pour les membres du Groupe Med

Inscription Hello Asso – ICI

Détails

Date :
8 juin
Heure :
14 h 30 min à 17 h 30 min
Prix :
15€
Catégorie d’Évènement:
Site :
https://www.groupemed.com/event/les-samedis-zoom-m-girard-10-fevrier-2024/

Lieu

Zoom
France

Organisateur

Groupemed
E-mail
contact@groupemed.com
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